Michelle Allard - Pérou 2015

À vous qui prenez le temps de partager un petit moment au Centro Adulto Mayor, bienvenido !

C’est en compagnie de Claude Larochelle que j'ai partagé cette expérience très riche sur les plans humain, culturel et social.

Centro Adulto Mayor

D’une capacité de 16 résidents, le centre relève en totalité de la municipalité de Quillabamba pour tout ce qui concerne l’administration. Les critères pour y être résidents sont les suivants : personnes démunies, sans famille, abandonnées par leur milieu et sans ressources financières. Lors de notre stage, il y avait 14 résidents dont trois étaient des femmes. La plupart d’entre eux parlaient espagnol sauf quelques-uns qui parlaient le quéchua. Pas de problème, je me suis intéressée à apprendre quelques mots pour essayer de dire quelques petites phrases simples mais le succès fut très mitigé.

Pour le reste, étant aidée par Claude, nous avons réussi à bien nous faire comprendre et nous, à bien les comprendre.

Notre travail

À notre arrivée chaque matin, Claude et moi prenions le temps de faire notre tournée auprès de chacun et chacune (comment avait été la soirée, la nuit, s’ils avaient bien dormi, etc.). Par la suite, tous étaient rassemblés dans le grand salon pour débuter le programme qui couvrait tout l’avant-midi. Afin de partir à l’unisson, je débutais par une petite chanson « Buenos dias... » et par la suite Claude poursuivait avec une série d’exercices physiques suivie d’un autre exercice avec des ballons. Il faut vous dire que tout avait été discuté au préalable avec notre chère directrice Lisbeth.

Ensuite nous offrions aux résidents soit de chanter, soit de se diriger vers la salle à manger afin de poursuivre une autre activité avec des petits blocs de différentes couleurs visant à réaliser différentes constructions.

Toutes ces activités permettaient leur mise en forme, le développement de leur habileté manuelle, de leur créativité et amélioraient leur acuité visuelle.

Selon le temps qui restait, chacun des résidents décidait de ce qu’il voulait faire, soit d’aller se reposer dans leur lit avant le dîner, quoique la plupart des personnes s’assoyaient dans la cour intérieure afin de profiter du soleil. Et nous, nous complétions par de l’écoute active et ils nous racontaient un bout de leur histoire de vie personnelle, leur état de santé, leurs préoccupations, etc.

Fin de notre stage

C’est avec le « cœur bien gros » que nous les avons quittés mais tout de même avec le sentiment de leur avoir apporté le meilleur de nous-mêmes. De leur côté, ils nous ont chaleureusement remerciés pour notre présence et pour tout ce qui avait changé leur routine habituelle ; ce à quoi nous leur avons répondu que peut-être l’an prochain d’autres bénévoles québécois nous succéderaient...

Mais... rien ne nous a plus émus, Claude et moi, que les chants de Pascual et Fausto en quéchua. Comme le disait si bien Claude leur chant racontait « leur vie ». Ce qui nous a amenés à dire que la mélodie de leur chant, plaintive de Pascual et joyeuse de Fausto, transcendait la langue. Une larme qui coule tranquillement sur la joue de celui qui chante ou tout éclat joyeux du visage se passe de toute traduction.

Pour le reste, la vie dans les familles, les membres de notre groupe, les découvertes de tous les lieux visités et les personnes rencontrées ont fait en sorte que cette expérience demeurera inoubliable.

Un merci bien particulier à Magella, notre responsable de groupe pour sa grande disponibilité et sa présence tout au long de ce séjour humanitaire.