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Chroniques du Nicaragua

En février 2011, Alain Bélanger, Diane Martel et Claudine Tremblay, trois membres du C.A. de SOL-SUD de même que Phillippe Capéraà, bénévole, ont organisé le premier stage à Boaco, Nicaragua. Voici les chroniques préparées par A. Bélanger.
Chroniques du Nicaragua (Cliquer ici)


UN RETRAITÉ AU HONDURAS

Peu d′organismes offrent la chance aux retraités de participer à l′entraide internationale.

Solidarité Sud, un organisme non gouvernemental du Québec, m′a offert cette opportunité. J′ai passé un mois à Santa Rosa de Copan, au Honduras, pour faire de l′observation participative avec un groupe de 12 Québécois, tous retraités ou préretraités. Tous des gens en forme physiquement et mentalement alertes, capables d′aider les gens  moins favorisés qu′eux.

Santa Rosa de Copan est une petite ville en montagne  de 20,000 habitants dotée  d′organismes locaux bien organisés  pour aider les plus démunis.

Pour contribuer à la mise en route d′un autre important projet d′Inhesco destiné à démontrer la possibilité de redonner la santé à des enfants souffrant de graves problèmes de malnutrition à partir de ressources locales, certains d′entre nous ont  travaillé, soit dans un foyer pour filles de 2 à 20 ans, soit dans un foyer pour personnes âgées, dans une garderie municipale,  dans des foyers pour enfants abandonnés ou dans une agence municipale pour des enfants qui présentent des problèmes d′apprentissage et d′adaptation sociale.  Pour ma part, j′ai choisi  de donner des cours de Tai Chi à des jeunes filles dans le «  Hogar de niñas », foyer pour filles de 2 à 20 ans. J′ai aussi eu le bonheur de travailler avec Christian, un petit garçon de 10 ans, sourd et muet, afin de lui montrer à lire et à compter. Tâche difficile, lorsqu′on n′a pas la formation, mais à Santa Rosa de Copan personne n′a une telle formation pour enseigner à ces jeunes. On les envoie dans des organismes communautaires, en espérant qu′une personne bénévole s′occupera  de ces enfants. Quel moment mémorable de voir les yeux brillants de ce petit Christian lorsqu′il réussissait une addition ! 

Pour contribuer à la mise en route d′un autre important projet d′Inhesco destiné à démontrer la possibilité de redonner la santé à des enfants souffrant de graves problèmes de malnutrition à partir de ressources locales, le matin, nous consacrions deux heures à des cours d′espagnol, afin d′apprendre à communiquer un tant soit peu avec les gens de la ville. Notre intégration était d′autant plus facilitée par le fait que chaque participant demeurait dans une famille. Je demeurais chez Yolany, une veuve qui enseignait à l′école primaire le matin, de 7:00 heures à midi, et qui travaillait l′après-midi comme bénévole avec des enfants ayant des problèmes d′apprentissage.

Il y a beaucoup de solidarité chez ce peuple.  Beaucoup de gens de la classe moyenne donnent de leur temps et de leur argent pour aider les plus défavorisés.  Il y a beaucoup de pauvreté, mais pas de mendiants. Les gens sont fiers et souriants.  Le Honduras a une  population jeune, beaucoup de jeunes entre 20 et 30 ans.  Ils occupent des postes importants dans la ville.  Ils ont reçu une bonne éducation et sont préoccupés par le développement de leur pays.

Ils ont plein de projets de développement, mais peu de sous pour les réaliser. Ils sollicitent nos commentaires et suggestions, mais veulent assumer leurs responsabilités. Notre groupe a rencontré plusieurs organismes, dont celui du Père Fausto, INEHSCO, travaillant dans le domaine de la santé et de la nutrition.  Nous avons visité son centre en dehors de Santa Rosa, pour aider les enfants souffrant de malnutrition ainsi que son Centre de santé, pour les cancéreux.

Les artisans de la ville nous ont fait visiter les boutiques artisanales de la ville. Un goûter a aussi été organisé pour nous permettre de leur faire part de nos commentaires sur la façon d′organiser leur organisme de promotion. Ils sont conscients de la valeur de leurs réalisations artisanales et veulent les promouvoir tout en assurant la continuité. Malheureusement, il y a très peu d′articles d′artisanat disponibles sur le marché local.

Les organisateurs de Sol-Sud nous ont aussi organisé quelques visites intéressantes dans des petits villages de la région, ainsi qu′une fin de semaine à Copan Ruinas, site de ruines du peuple Maya.

Comme nous prenions presque tous nos repas ensemble dans un des restaurants locaux, nous avons pu échanger et apprendre à nous connaître entre Québécois. Ces soupers ont été bénéfiques pour tous et nous ont aidés à surmonter le choc culturel qui nous frappe à notre arrivée.  La nourriture dans les restaurants locaux  est aussi  excellente que variée.

Pierre Mailloux
St.-Lambert

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COOPÉRATION VOLONTAIRE AU HONDURAS

Un stage de préparation à la coopération internationale d′un mois, offert par Solidarité Sud à Santa Rosa de Copan au Honduras, l′hiver dernier (2005), a permis à treize Québécois et Québécoises, la plupart retraités, de se familiariser avec le mode de vie et la réalité culturelle, sociale et économique d′une communauté d′Amérique latine.

Ce stage a offert aux participants une occasion unique de mieux connaître et de mieux comprendre la  situation et les besoins réels d′une région économiquement sous développée.  Le fait de vivre dans des familles et de s′engager dans des expériences de bénévolat dans diverses institutions humanitaires de Santa Rosa a grandement contribué au succès de ce stage.

L′accueil enthousiaste qu′ils ont connu on incité Diane Martel de Québec et Jacques Bussière d′Inverness, initiateurs du programme, et Solidarité Sud, l′organisme sans but lucratif qu′ils ont fondé, à offrir un nouveau stage en février 2006.

Sol-Sud, dont la mission est très similaire à celle de Casira, vise à sensibiliser les gens de chez nous à la réalité et aux besoins de populations défavorisées d′Amérique latine et entend également favoriser le développement de liens qui facilitent le dialogue et le partage de connaissances et de services avec des individus et organismes communautaires d′Amérique latine. Il contribue au développement et à la réalisation de projets de coopération en réponse à des besoins.

Les liens établis par les organisateurs du stage avec des organismes de Santa Rosa au cours de la dernière année sont très prometteurs. Plusieurs demandes d′aide nous ont déjà été formulées. Mentionnons celles :

  • Pour la mise sur pied d′une école pour enfants en difficultés d′adaptation et d′apprentissage;
  • Pour l′aide de coopérants volontaires dans trois institutions ayant charge de jeunes enfants de milieux défavorisés;
  • Pour contribuer à l′amélioration des lieux physiques et à une meilleure connaissance du Centre de santé d′INEHSCO, qui obtient des succès remarquables même  pour des maladies graves telles que le cancer ou le lupus;
  • Pour collaborer à la compilation des connaissances et des méthodes de traitements alternatifs et peu coûteux développées et utilisées par le Padre Fausto Milla au Centre de santé d′Inhesco;
  • Pour contribuer à la mise en route d′un autre important projet d′Inhesco destiné à démontrer la possibilité de redonner la santé à des enfants souffrant de graves problèmes de malnutrition à partir de ressources locales.

Jacques Bussière
Sainte-Croix-de-Lotbinière

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UN STAGE BÉNÉFIQUE

Par l′entremise de SACO, j′ai reçu une invitation de Sol-Sud relativement à des stages de sensibilisation à la coopération au Honduras. Ayant précédemment suivi plusieurs formations didactiques en coopération internationale avec le groupe Contact Nord-Sud, j′avais le goût de vérifier mon intérêt et ma capacité de m′impliquer concrètement dans la coopération avec un pays en difficulté. Le stage effectué au Hogar de Ninas à l′automne 2006 comme menuisier m′a permis d′apprécier le travail de Sol-Sud et l′utilité de notre implication même comme simple stagiaire et ce sous trois aspects!

D′abord, les rénovations que nous avons effectuées durant notre séjour d′un mois ont permis d′améliorer le milieu de vie d′une quarantaine de jeunes filles de 3 à 18 ans, ensuite, les contacts que nous avions quotidiennement avec ces jeunes filles ont été bienfaisants autant pour les stagiaires que celles-ci; en effet, ces jeunes filles, violentées pour la plupart, ont pu constater que tous les hommes ne sont pas « méchants » et ainsi se faire une autre idée que celle que la vie leur a donnée! Enfin, le mois passé à Santa Rosa m′a permis de me faire de nouvelles connaissances et amis tel mon compagnon de travail Jean-Louis Thériault et de sa conjointe, Lise Bergeron, qui sont même retournés comme coopérants au début de 2007 ainsi que Marcel Pouliot, lequel tout comme moi a décidé, au retour, de poursuivre son implication en devenant membre du conseil d′administration de Sol-Sud!
 

Alain Bélanger
Québec



 

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